Le nouvel an hydrologique approche…

Il existe beaucoup d’années… Année civile, année scolaire, année fiscale, année gazière, année liturgique, chacune définissant une date spécifique pour le début de l’année. Il existe aussi une année hydrologique définie comme la période de 12 mois débutant après le mois habituel des plus basses eaux. Sans être totalement tombée en désuétude, l’année hydrologique a connu des jours meilleurs, au temps où la plupart des thèses étaient des monographies hydrologiques, basées sur deux ou trois années de mesures (effectuées par le doctorant) et dont le point d’orgue était l’établissement du bilan hydrologique du bassin étudié. Etablir le bilan entre deux fins d’étiage, à une année de distance, permettait, autant que faire se peut, de s’affranchir de l’évaluation des réserves souterraines du bassin. En fonction de la situation météorologique des pays ou des régions, l'année hydrologique peut débuter à des dates différentes de celle du calendrier ordinaire, mais en France, généralement, elle débute au mois de septembre. Après les étiages de l’été, où il a dû de contenter d’observer un mince filet d’eau, le début de l’automne est pour l’hydrologue la promesse de crues admirables qu’il devra affronter ! N’est-il pas normal à cette occasion, à la veille de l’épreuve, de se rassembler et, tous ensemble, de forger notre détermination ? Suivant l’exemple de certains collègues étrangers, en particulier de nos collègues tchèques pour lesquels le début de l’année hydrologique est l’occasion de libations mémorables, le club international d’hydrologie sociale a décidé de fêter chaque année l’événement avec tout le faste qui convient.

En conséquence, après consultation des sourciers, astronomes, numérologues et astrologues les plus réputés, que la célébration du nouvel an hydrologique débutera désormais et pour jamais le dernier samedi du mois de Septembre de l'année civile.